Communiqué de presse LNP du vendredi 19 décembre
Tarifs Déchets 2026 en CCES : Entre opacité démocratique et matraquage financier programmé
Hier soir, le Conseil communautaire d’Estuaire et Sillon (CCES) a entériné les nouveaux tarifs déchets pour 2026. Sous couvert de justifications techniques, cette délibération confirme une dérive budgétaire dont l’usager est l’unique financeur, sur fond d’omerta institutionnelle.
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| Tableau récapitulatif des tarifs de 2018 à 2026 LNP fait ce que la CCES ne fait jamais, rétablir l'évolution à moyen terme des tarifs. Source des données CCES, réalisation LNP |
1. L’illusion des petits chiffres : Le piège des valeurs absolues
Pour faire avaler la pilule, la CCES use d'une rhétorique habituelle : présenter les hausses en valeurs absolues (quelques euros par an) plutôt qu'en pourcentages.
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| Comment la CCES présente l'augmentation : En valeurs absolues (€) sur une seule année, afin de minimiser la hausse. |
En ne comparant les tarifs qu'à l'année précédente, la CCES tente d'effacer la mémoire d'un service qui a doublé son prix en huit ans
L'association LNP rétablit la réalité relative :
- +114 % sur l'abonnement standard (120/140L) depuis 2018.
- +7 % d'augmentation moyenne encore cette année, alors que le service reste déstabilisé.
2. Une trajectoire explosive : le mur des 6 M. d'€
Si la présentation publique se veut rassurante, les Orientations Budgétaires (ROB) révèlent une réalité bien plus sombre. La CCES planifie déjà une explosion de la recette de la redevance :
5,2 M€ en 2026, grimpant à 5,7 M€ en 2027 et 6,02 M€ en 2028.
Cela représente des hausses programmées de +9,6 % en 2027 et +6 % en 2028. En s’alignant sur les hausses de 10 % par an déjà fixées par le SMCNA pour les 5 ans à venir, la CCES abandonne toute volonté de protéger le pouvoir d’achat de ses administrés.
3. Le trompe l'œil de la TGAP du SMCNA
TGAP = Taxe générale sur les activités polluantes perçue par l'Etat
SMCNA = syndicat mixte centre nord atlantique, auquel adhère la CCES avec quatre autres intercommunalités du Nord Loire
La collectivité se dédouane en pointant du doigt le SMCNA (qui absorbe 52 % du produit de la redevance que nous payons) et la hausse de la TGAP. Pourtant, LNP rappelle que la CCES n’est pas le redevable direct de cette taxe. Ce renvoi systématique aux instances extérieures masque l'échec de la gestion propre à l'intercommunalité depuis l'adoption mal gérée de la dérogation préfectorale en 2021.
4. L’Omerta en commissions : Un déni de démocratie
Les attendus des délibérations citent des réunions de commissions (Déchets, Finances, Régie) dont aucun compte-rendu n'est public. Laissant des questions en suspens : Quelles alternatives ont été étudiées ?
Pourquoi le coût de la collecte ne baisse-t-il pas malgré nos efforts réels de tri ?
Le huis clos entre élus et services écarte délibérément les usagers. Ce manque de transparence a empêché les citoyens d'alerter sur les dérives opérationnelles avant qu'elles ne deviennent des factures exorbitantes.
Conclusion : LNP demande la fin de l'Omerta
L’association LNP dénonce cette gestion par à-coups qui masque un défaut structurel d'anticipation depuis la fusion de 2017. Nous exigeons :
- La publication immédiate des comptes-rendus des commissions déchets.
- Une présentation honnête des tarifs intégrant l'évolution réelle en pourcentage depuis le début du mandat.
- Un arrêt de la fuite en avant budgétaire qui prévoit déjà de ponctionner 6 millions d'euros aux ménages d'ici 2028.
Le temps du silence est terminé. L'usager ne peut plus être considéré comme le seul responsable et l’otage d'un service qu'il ne peut ni contrôler, ni auditer.





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